A plusieurs reprises, j'ai eu l'occasion d'expliquer à mes interlocuteurs qu'Internet est en train de transformer la société de façon radicale et que je constatais que c'est le vecteur potentiel d'une vraie démocratie participative. La mobilisation autour du "NO PATENT SOFTWARE" qui s'est déroulée au printemps 2005 nous en donne un excellent exemple : En mars 2005, le conseil de l'Europe adopte l'accord sur les brevets logiciels. Il s'en suit une levée de bouclier principalement de la part des acteurs du logiciel libre européens qui s'organisent et montent un site de pétition en ligne qui collecte plus de 400 000 signature en moins de trois mois. En complément, ils suggèrent a chacun d'envoyer un courrier ou un email au député Eurpéen de sa circoncription afin de donner encore plus d'ampleur au mouvement.
Résultat : pour un projet de loi qui semblait acquis d'avance grâce à une confortable majorité libérale au parlement européen, il fut rejeté à l'unanimité en juillet 2005 puisqu'au final, il ne restait plus que trois députés pour voter en faveur de ce texte.