Depuis toujours l'homme s'est battu pour obtenir, soit plus de justice, soit plus de liberté.
Au cours des siècles, l'opposition de ces deux tendances sont à la base des grands mouvements politiques.
On était conservateur ou progressiste, de droite ou de gauche, capitaliste ou communiste.
Ces tendances extrêmes engendrent des réactions opposées qui ne peuvent être que violentes tant l'idéologie qui les sous-tend est radicale et souvent même totalitaire.
S'il faut reconnaître aux conservateurs le mérite d'avoir su rester les gardiens d'une certaine tradition, il est indiscutable que le capitalisme et le communisme ont chacun offert, malgré leurs dérives et leurs excès, un regard différent et donc complémentaire sur le monde dans lequel nous vivons.
Aujourd'hui, le monde a évolué, il est enfin possible de d'obtenir, à la fois, plus de justice et plus de liberté.
Le temps des idéologies excluantes n'est plus nécessaire, s'il l'a jamais été. Grâce au progrès technique, l'humanité peut enfin envisager le "CONVIVIALISME".
Il est aujourd'hui possible et souhaitable de considérer "l'étranger" comme un autre "convive" au banquet de la planète, rien que parce qu'il existe.
Celui qui ne pense pas comme moi, qui n'a ni mon histoire, ni mon échelle de valeur, ni même ma langue ou ma couleur de peau, n'est pas nécessairement dangereux pour moi.
Réfléchir en termes de complémentarités qui enrichissent plutôt qu'en termes de différences qui opposent peut être une piste intéressante pour tous.
Libéraux ou libertaires, réactionnaires ou progressistes, il est temps aujourd'hui de prêter une oreille attentive et tolérante aux discours des altérités.
L'heure n'est plus au combat pour la survie. Il n'est plus indispensable de déshabiller Paul pour habiller Pierre.
Le grand soir et les lendemains qui chantent, c'est aujourd'hui, mais nous semblons incapable de gérer cette bénédiction.
Nous vivons dans une société d'abondance avec des règles et des institutions basées sur la rareté et la peur du lendemain.
Paradoxalement notre incurie nous fait agir de manière totalement irresponsable vis-à-vis de tous ceux qui nous succèderont sur la planète.
Puissent les leaders d'opinions prendre conscience de cet éveil de la société civile et répondre à ses attentes légitimes en revendiquant que la politique soit définitivement l'art de rendre possible ce qui est nécessaire pour le plus grand bien du plus grand nombre.